Les actualités du permis à points

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Lundi 8 mars 2010

Le nouveau permis de conduire en vigueur ce lundi

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Les régions Centre, Haute-Normandie, Pays de la Loire et Poitou-Charentes expérimentent la nouvelle épreuve pratique.

La nouvelle épreuve pratique du permis de conduire, issue de la réforme lancée en janvier 2009, débutera lundi 8 mars avec un mois d'avance dans les régions Centre, Haute-Normandie, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, indique un arrêté publié mercredi au Journal Officiel.

Deux arrêtés publiés au JO précisent les modalités et le calendrier de mise en place de cette nouvelle épreuve de conduite, transformée en "bilan de compétences".

Calendrier

Présentée début janvier par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, elle devait entrer en vigueur progressivement à partir du 1er avril.

Quatre autres vagues d'applications sont prévues, dans le cadre du calendrier fixé mercredi:

  • le 15 mars, pour les régions Alsace, Bretagne, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Limousin, Lorraine et Picardie.
  • le 6 avril, pour les régions Auvergne, Nord - Pas-de-Calais, Franche-Comté et Ile-de-France.
  • le 19 avril, pour les régions Aquitaine, Basse-Normandie, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes.
  • et le 3 mai 2010 pour les régions Corse, Guyane, Guadeloupe, Martinique, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Réunion, la collectivité départementale de Mayotte et la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon.

"Une logique de compétences"

L'examen de conduite va passer "d'une logique d'erreurs à une logique de compétences, d'une logique piégeuse à une vraie logique de bilan de compétences", avait prévenu Dominique Bussereau, début janvier.

Le candidat devra obtenir "au moins 20 points sur 30" dans une grille de notation récapitulant ses compétences sous trois rubriques, avait-il ajouté : "connaître et maîtriser son véhicule", "appréhender la route" et "partager la route avec les autres usagers".

L'arrêté publié mercredi reprend ces éléments: l'épreuve, d'une durée de 35 minutes, comprendra une période de cinq minutes "en autonomie" où le candidat devra se diriger à sa convenance vers un lieu précis.
Précision apportée par l'arrêté: un point supplémentaire sera attribué au candidat qui aura démontré sa capacité à économiser du carburant ou qui fera preuve de courtoisie à l'égard des autres usagers.
Un test de vue sera également réalisé à chaque examen.

Le candidat ne devra toutefois pas commettre d'erreurs éliminatoires telles que circuler à gauche sur la chaussée à double sens, franchir une ligne continue, circuler sur la bande d'arrêt d'urgence, brûler un stop ou un feu rouge ou circuler en sens interdit.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

Jeudi 25 février 2010

Sécurité routière: le gouvernement veut plus de radars et moins de deux-roues débridés

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Davantage de radars, une signalisation plus en amont, une contravention sanctionnant le débridage des deux-roues et un contrôle technique pour les cyclomoteurs: telles sont les mesures phares annoncées jeudi lors d'un comité interministériel de la sécurité routière (CISR), alors que l'on assiste à une stagnation de la baisse du nombre des tués sur les routes de France.

"Il est hors de question de relâcher l'effort sur ces sujets", a souligné le Premier ministre François Fillon en présentant à Matignon cet ensemble d'"actions de prévention et de répression des infractions les plus graves".

Des mesures dont le radar est une nouvelle fois la vedette, puisque 800 nouveaux appareils vont faire leur apparition sur le bord des routes "d'ici 2012", avec pour objectif de dissuader plus efficacement les excès de vitesse.

Pour l'ensemble de ces appareils, les nouveaux comme les existants, un panneau "contrôles radar fréquents" annonçant leur présence sera implanté désormais à une distance d'un à deux kilomètres en amont, au lieu de 400 mètres aujourd'hui, afin d'élargir la "zone radar" sur les itinéraires les plus accidentogènes, a précisé le Premier ministre devant la presse.

De plus, le dispositif actuel pourra être complété par un autre radar fixe, voire par la mise en oeuvre périodique de radars mobiles. Une centaine de radars "vitesse moyenne" seront par ailleurs installés à partir de 2011 pour "contrôler le respect du temps mis pour effectuer certains parcours particulièrement sensibles", comme le franchissement d'un tunnel, les abords d'un chantier ou un virage dangereux.

En augmentant le nombre des radars tout en modifiant la politique de signalisation, le gouvernement entend contraindre les automobilistes à plus de prudence et surtout leur faire adopter une conduite moins brutale, plutôt que de ralentir soudainement à l'approche des machines et de réaccélérer une fois qu'elles sont passées.

Les radars automatiques sont considérés comme l'une des mesures les plus efficaces en matière de sécurité routière, les trois quarts des 12.000 vies sauvées sur les routes depuis 2002, année de leur déploiement, l'ayant été grâce à l'amélioration des comportements en matière de vitesse au volant, selon les statistiques gouvernementales.


La sécurisation des deux-roues a également été au cœur de ce CISR, qui a notamment décidé de créer dans le Code de la route une infraction spécifique punie d'une contravention de 135 euros pour sanctionner les utilisateurs de cyclomoteurs au moteur débridé, dont la vitesse peut atteindre 80km/h alors qu'elle est normalement limitée à 45km/h.

Avec cette mesure répressive, destinée à "protéger les jeunes adolescents", selon M. Fillon, le gouvernement souhaite marquer les esprits et faire baisser le nombre d'accidents mortels impliquant des deux-roues. En 2009, ceux-ci représentaient en effet 28% des personnes tuées sur les routes françaises et 50% des cyclomoteurs accidentés étaient débridés.

Un contrôle technique obligatoire tous les deux ans est également instauré pour les cyclomoteurs afin de sensibiliser leurs utilisateurs, en majorité des mineurs, au "respect des règles et du bon entretien de son engin". Des "mesures techniques" qui ne pourront être véritablement efficaces que si elles sont "compensées par des efforts des compagnies d'assurance", a relevé le Premier ministre.

Ce comité interministériel, préparé par le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, intervient alors que les chiffres de sécurité routière font apparaître une préoccupante stagnation de la baisse du nombre de tués en France métropolitaine: 4.262 en 2009 contre 4.275 en 2008, après sept années consécutives de recul. François Fillon a rappelé que l'objectif de son gouvernement était de passer sous la barre "symbolique" des 3.000 morts d'ici 2012.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

Jeudi 18 février 2010

Des radars plus nombreux et de moins en moins signalés

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De nouveaux engins mesureront la vitesse moyenne d'un véhicule sur un tronçon de route.

Des radars moins bien signalés. Telle est l'une des mesures phares annoncées ce matin par le premier ministre, François Fillon, lors de la présentation du nouveau comité interministériel à la sécurité routière (CISR). Un rendez-vous important, que le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, a voulu mettre en place le plus rapidement possible, en raison des mauvais chiffres enregistrés. Si, pour la huitième année consécutive, le nombre de tués a continué à baisser, le recul est limité : 4.275 tués en 2008 contre 4.262 en 2009.

Pour tenter d'obtenir une plus grande sécurité sur nos routes, le radar reste au cœur du dispositif. Et l'une des mesures risque de faire grincer les dents des automobilistes, puisque des «zones radars» vont être créées. L'appareil ne sera plus signalé 400 mètres en amont mais 1 ou 2 kilomètres avant l'engin par un panneau supportant le message suivant : «contrôle radar fréquent». Sur le parcours suivant cette indication écrite, un ou deux appareils pourront être installés.

800 mises en places prévues jusqu'en 2012  

Cette information moins précise vise à contraindre l'automobiliste à plus de prudence et à adopter une conduite moins brutale. On sait que nombre d'automobilistes freinent brutalement en arrivant au pied du panneau. Mais ce dispositif ne sera utilisé que pour les nouveaux radars mis en place, soit 800 environ, prévus jusqu'en 2012.

Autre mesure déjà annoncée : la mise en place en 2011 de radars dits «tronçon». Le CISR reprend l'amendement du gouvernement évoquant cette nouvelle génération de radars et adopté par les députés lors de l'examen la semaine dernière du projet de loi sur la sécurité intérieure (Loppsi 2). Ce texte indique dans quelles circonstances seront utilisés ces radars permettant de contrôler la vitesse moyenne des véhicules entre deux points d'un tronçon routier.

Un article reconnaissant ce type de contrôle a été intégré dans le Code de la route. En adoptant un tel équipement, la France rejoint l'Allemagne, l'Italie ou la Norvège. «Les résultats sont très encourageants, puisque le taux de mortalité a baissé de 50%», avait indiqué, la semaine dernière, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.

Ces deux mesures sont favorablement accueillies par les associations luttant contre la violence routière. Celle portant sur le nouveau dispositif d'information «va dans le sens d'un plus grand respect de la vitesse», selon Pierre Gustin, l'un des responsables de la prévention routière. «Nous avons toujours été favorables à une signalisation du radar, car cela a une vertu pédagogique. Mais en allégeant l'information, on va faire cesser les mauvais comportements des conducteurs qui freinent brusquement au pied d'un radar. Cette mesure aura par ailleurs un impact positif sur la fluidité du trafic», ajoute-t-il.

Pour Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, il est impératif de continuer de s'attaquer à la vitesse. «Elle est devenue la deuxième cause de décès après l'alcool, mais elle est sous-estimée. Si on veut passer sous le seuil des 2.000 tués d'ici à 2012, il faut continuer à lutter sans relâche contre les excès de vitesse», explique-t-elle, en espérant que d'autres mesures seront un jour adoptées.
Parmi elles, le recours aux radars de troisième génération installés dans des véhicules en circulation ou encore l'interdiction des équipements permettant d'informer de la présence de radars mobiles. «Il faut également interdire aux préfets d'alerter la presse locale sur des opérations de contrôles avec le recours à des radars mobiles. Car, dans ce cas, l'effet de surprise est réduit à néant», ajoute la responsable de l'association.

Source : http://www.lefigaro.fr

Mardi 16 février 2010

Mortalité routière : janvier 2010 presque historique

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La baisse inespérée du nombre de tués sur les routes sur l’ensemble de l’année 2009 s’est prolongée sur les résultats du mois de janvier 2010, où les statistiques de la mortalité routière sont apparues les meilleures sur un mois depuis quatre ans. En plus du prolongement de la politique de répression, les chutes de neige ont également joué leur rôle le mois dernier.

Le nombre de tués sur les routes a affiché une nette baisse le mois dernier, par rapport à la même période en 2009. Après une très légère diminution de la mortalité routière sur l’ensemble de l’année (avec seulement 13 tués de moins en 2009 qu’en 2008), les chiffres conservent donc cette dynamique positive : 267 automobilistes ont péri le mois passé, contre 288 en janvier 2009, soit une baisse de 7,3% sur un an d’après les chiffres de la Sécurité routière.

Seulement un tué de plus que le chiffre le plus bas de l’histoire

Ce mois de janvier 2010 s’avère même historique, puisque jamais le nombre de tués n’a été aussi bas depuis près de quatre ans, en février 2006 exactement où 266 personnes avaient été tuées sur les routes de France (simplement une de moins donc). Pour la Sécurité routière, les rudes conditions hivernales avec d’importantes chutes de neige ont paradoxalement joué un rôle préventif, grâce à la baisse du trafic qui en a découlé.

Les blessés et les accidents corporels suivent la tendance dans une proportion encore plus encourageante, avec une diminution respective de 21,6% et 21,1% de janvier 2010 à janvier 2009. 4 589 automobilistes ont été blessés le mois dernier, contre 5 856 lors de la même période en 2009, tandis que 3 932 accidents corporels ont été recensés au total le mois passé contre 4 983 en janvier 2009. Logiquement, les personnes hospitalisées ont également reculé de 22,7%, passant de 2 132 en janvier 2009 à 1 647 le mois dernier.

A peine plus de 3 000 morts sur l’année ?

En plus des caractéristiques propres à ce début d’hiver 2010, la Sécurité routière a également souligné « les comportements responsables d’une grande majorité d’usagers de la route ». Les nouvelles sont donc plutôt bonnes et même si les périodes de l’année sont difficilement comparables, notamment de par leur trafic et leurs conditions météorologiques, le maintien de ce rythme amènerait à un total de 3 204 morts sur l’ensemble de l’année. La fameuse barre des moins de 3 000 tués sur la route, grand objectif du président de la République pour 2012, ne serait alors plus si loin.

Source : http://www.autonews.fr

Mardi 9 février 2010

Comment éviter la somnolence ? Cause N°1 d'accident sur autoroute

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La somnolence est un danger sournois qui guette tout conducteur, même sur un trajet inférieur à deux heures.

D’après une étude menée par l’institut Gatard en 2005 sur 25 000 conducteurs âgés de 25 à 60 ans pour l’ASFA (Association des Sociétés Françaises d’Autoroutes et d’ouvrages à péages), la somnolence n’arrive qu’en quatrième position parmi les facteurs d’accidents ressentis par les usagers.

Pourtant, comme le précisent l’association Prévention routière et l’ASFA sur leur site www.pausez-vous.fr, elle est aujourd’hui la première cause d’accident sur autoroute.
La somnolence concerne tous les conducteurs, du professionnel de la conduite (40 % de leurs accidents sur autoroute) aux vacanciers sur le départ ou le retour, avec une période critique entre 4 heures et 8 heures du matin.
Dans la majorité des cas, elle est provoquée par une dette de sommeil. Pour preuve, les conducteurs de 18 à 24 ans, grands amateurs de sorties nocturnes, sont les plus touchés, alors que physiquement ce sont les plus aptes à lui résister. Au volant,  la fatigue accumulée après 17 à 19 heures de veille consécutives équivaut à un taux d’alcoolémie de 0,5 g ! Passé 19 heures, on l’estime environ à 1 h d’alcool par litre de sang (étude de l’université d’Adélaïde de 1997).

Limiter les risques

Plusieurs précautions permettent d’éviter la survenue de la somnolence :

  • Faire des pauses régulières, sans forcément attendre d’avoir conduit pendant deux heures.
  • Limiter les déplacements nocturnes lorsque l’on est sujet aux apnées du sommeil, qui exposent à la somnolence diurne et augmentent les temps de réaction sur route d’une demi-seconde, doublant ainsi le risque de collision (étude du laboratoire du sommeil de Grenoble en 2006).
  • Éviter les repas copieux, qui favorisent la somnolence durant la digestion, a fortiori s’il fait chaud.
  • Maintenir dans l’habitacle une température proche de 19°. Si un froid momentané stimule, une ambiance fraîche durable favorise l’engourdissement. La baisse de température du corps peut alors être assimilée par le cerveau à celle de la phase de sommeil.
  • Tenir compte de la prise de médicaments facilitant la somnolence (se référer au pictogramme sur la boîte).
  • Allumer (sans éblouir) la lumière dans l’habitacle afin de retarder la sécrétion de mélatonine, l’hormone qui gouverne au sommeil.
  • S’hydrater fréquemment.

Mais si ces méthodes limitent les risques, la seule façon de lutter efficacement contre la somnolence est de s’arrêter et de dormir 20 minutes dès que les premiers signes de manque de sommeil surviennent.Quant aux garde-fous électroniques (oreillette, alerte de franchissement de ligne…), ils ne sont pas sans risque. En effet, ces outils ne font que confirmer tardivement des alertes naturelles. Conduire jusqu’au stade de leur mise en action équivaut donc à se mettre en danger.

Boissons énergisantes : la fausse bonne idée

Commercialisé depuis le 15 juillet 2008, le Red Bull est riche en sucre et en taurine (acide aminé dont les effets pharmacologiques sur l’organisme restent inconnus, faute d’étude scientifique réalisée sur cette molécule découverte en 1950), mais aussi, comme les autres boissons énergisantes, en caféine (32 mg/100 ml, contre 30 à 50 mg pour un expresso de 30 ml). Nombreux sont donc ceux qui utilisent ces breuvages comme stimulant lors de trajets prolongés.
Une pratique controversée, puisqu’elle ne fait que masquer – surtout via la caféine – la fatigue et les symptômes d’alerte qui devraient amener à s’arrêter.
Par ailleurs, on sait que la caféine consommée en excès expose à un énervement, voire à une excitation préjudiciable à la prise de bonnes décisions. Mieux vaut donc ne pas en abuser pour garder la « tête froide » et ne pas différer une dette de sommeil dont l’augmentation ne fait qu’accroître les risques encourus.

S’auto-diagnostiquer


Lorsque l’état de somnolence intervient, on enregistre une baisse de toutes les performances : attention, réaction, coordination, et même mémoire spatiale.
Vers 5 heures du matin, en manque de sommeil, la vitesse de réaction chute de 57 %, alors que les erreurs d’appréciation augmentent quant aux distances et vitesses perçues.

Plusieurs signes avant-coureurs doivent alerter : bâillements, paupières lourdes, nuque instable (tête qui chute) ou endolorie, agitation sur le siège (besoin de changer de position), difficultés à garder les mains à 10 h 10 sur le volant, sensation de vertige au défilement de la route, instabilité du regard (l’image saute avec les cahots de la route)… Les ignorer, c’est se mettre en danger.
La preuve, l’endormissement survient souvent à proximité du point de destination : l’arrivée étant imminente, ces signes sont négligés. Mais dès la première alerte, l’organisme est prêt à basculer en mode sommeil à tout moment.

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